Réseaux de chaleur

Un réseau de chaleur, comment ça marche ?

Imaginez un chauffage central d'immeuble étendu à l'échelle d'un quartier voire d'une ville. C'est le principe du réseau de chaleur urbain. Une chaufferie produit de la chaleur, véhiculée par des canalisations isolées et enterrées. Les bâtiments connectés à ce réseau sont équipés de stations qui « prélèvent » la chaleur et la diffusent à l'intérieur des locaux. Pour l'utilisateur, rien ne change : il règle son radiateur chez lui comme il l'aurait fait avec un chauffage collectif. Et le tour est joué !

Schéma d'un réseau de chaleur urbain – Source ADEME sur base Cerema
Schéma d'un réseau de chaleur urbain, comportant 3 éléments principaux : la chaufferie, les canalisations, les sous-stations.

Place aux énergies renouvelables et aux économies d'énergie !

En développant ses réseaux de chaleur urbains, Dijon métropole a fait le choix de privilégier les énergies renouvelables et de récupération. Les répercussions sont positives à plus d'un titre :

  • Ces infrastructures limitent le recours aux sources fossiles (gaz, fioul, charbon) et préservent la qualité de l'air. L’utilisation du bois-énergie local et le raccordement à l’Unité de valorisation énergique permettent d’éviter l’émission de 38 500 tonnes de CO² par an, soit l’équivalent des émissions de 16 000 véhicules dans l’agglomération dijonnaise.
  • Cette chaleur partagée permet aussi de mutualiser les coûts pour produire et distribuer de l'énergie. La facture énergétique des habitants desservis par le réseau de chaleur diminue généralement de 15% à 30%. Le recours aux énergies renouvelables permet aussi de prévenir les usagers d'une hausse brutale de leur facture pour cause d'envolée des prix du gaz et du pétrole.
  • Enfin, l'impact sur l'économie locale s'avère positif. En utilisant très majoritairement des énergies renouvelables et de récupération, les réseaux de chaleur favorisent la création d'emplois locaux.

Les réseaux de chaleur

Le réseau de chaleur de Dijon métropole s'est rapidement déployé. Les premières canalisations ont été posées dans le sous-sol dijonnais à l'occasion des travaux du tram. Désormais interconnecté avec celui de Quetigny, il est alimenté par l'Unité de valorisation énergique (anciennement : usine d'incinération des ordures ménagères), par la chaufferie bois des Valendons et par la chaufferie bois des Péjoces.

Les chaufferies

Chaufferie bois des Valendons

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À l'ouest de l'agglomération, les réseaux de chaleur de la Fontaine d'Ouche et de Chenôve n'en font plus qu'un, approvisionné par la chaufferie bois des Valendons, mise en service en 2015. Cette chaufferie remplace deux installations anciennes fonctionnant au gaz, au fioul et au charbon.

Chaufferie bois des Péjoces

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Le réseau de chaleur de Dijon métropole s'est renforcé avec la livraison fin juillet 2017 d'une unité de cogénération à bois sur le site des Péjoces. Actuellement, la chaufferie des Péjoces dessert une large partie Nord-Est de Dijon ainsi que la commune de Quetigny.

La chaleur ainsi livrée aux abonnés du réseau urbain sera désormais produite à plus de 70 % par des énergies renouvelables.

Nouvelles canalisations

Durant l'été 2019, à Dijon, ce sont 5 km de réseau qui ont été créés en plus, sur les secteurs Montchapet, Marmuzot et du Faubourg Raines. Les nouvelles branches sont interconnectées derrière le lycée Montchapet afin que l’ensemble du réseau puisse bénéficier de l’énergie thermique dégagée par l’Unité de valorisation énergétique par le biais d’un turboalternateur.

Des bâtiments publics, le CHU, le campus universitaire, le conseil régional (lycées) ou encore le conseil départemental (collèges), bénéficient d’ores et déjà du réseau de chaleur, tout comme les immeubles d’habitat collectif à la Fontaine d’Ouche et des quartiers plus récents : Heudelet 26, Hyacinthe-Vincent....

Des extensions de ces réseaux permettent de délivrer de la chaleur dans de nouveaux quartiers de Dijon (Montchapet, Marmuzots, Castel…) et dans de nouvelles communes (Talant, Fontaine-lès-Dijon, Longvic).

120
km
de réseau
55000
équivalents logements chauffés

Réseau de chaleur en 2023

Partager la chaleur, c’est faire des économies

Le réseau de chauffage urbain mis en place dans la métropole permet de réduire la dépendance énergétique et donc économique de ses abonnés. Le prix de l’énergie produite localement au sein des chaufferies bois et de l’usine d’incinération est 15 % moins cher que le gaz. Cette dépendance énergétique limitée permet à la métropole et à son réseau de chaleur vertueux d’être moins impactés par les hausses du prix du gaz et des taxes associées.

Un territoire d'excellence pour la transition énergétique

La loi de transition énergétique pour la croissance verte encourage le développement des réseaux de chaleur. Elle fixe l'objectif d'augmenter de 32% la consommation d'énergies renouvelables en France en 2030 par rapport aux niveaux de 2012.

Un prix national pour les réseaux de chaleur de Dijon métropole

Au printemps 2017, le réseau de chaleur urbain de Dijon métropole a obtenu le label éco-réseau de chaleur. Cette distinction est accordée aux collectivités qui ont atteint l’objectif de 50 % de production de chaleur issue d’énergies renouvelables. Les calories produites par les chaufferies bois des Valendons, des Péjoces et de Quetigny, auxquelles s’ajoutent celles de l’usine d’incinération, permettent à Dijon métropole de dépasser largement l’objectif : en 2023, plus de 75 % du réseau sera alimenté par des énergies renouvelables.

Plan climat

Dijon métropole et la ville de Dijon ont déployé une stratégie exemplaire de lutte contre les changements climatiques, à travers leur Plan climat air énergie territorial. Dijon est aujourd'hui reconnue comme une référence écologique en France.

Territoire à énergie positive

Lauréate de l’appel à projets Territoire à énergie positive pour la croissance verte, Dijon métropole agit pour l’amélioration de l’éclairage public, l’éducation du grand public à l’environnement et réalise un audit énergétique de son patrimoine.