Reconversion réussie pour la BA 102

La reconversion de l'ancienne base aérienne 102 a été menée tambour battant, à tel point que le site joue désormais un rôle majeur dans le dynamisme économique de la région. La BA 102 accueille une école nationale de gendarmerie et l'aéroport Dijon-Bourgogne. Plusieurs entreprises ont choisi de s'implanter sur ce site à fort potentiel, signe positif pour une reconversion réussie.

La renaissance de la BA 102

La base aérienne 102, qui fit les grandes heures de l'aéronautique militaire française, a été officiellement dissoute le 30 juin 2016. L'histoire se poursuit aujourd'hui avec la reconversion exemplaire du site, dans le cadre d'une convention de redynamisation signée entre Dijon métropole et l'État.

La revitalisation du site de la BA 102 est le fruit d’une action collective de plusieurs communes et de leurs maires : Bretenière, Longvic, Neuilly-lès-Dijon, Ouges et Sennecey-lès-Dijon, sous l'égide de Dijon métropole. Le projet est aussi soutenu fortement par l’État, la Région Bourgogne-Franche-Comté et l’Europe.

Aujourd'hui, la reconversion de la BA 102 s'avère une réussite, unique en France en ce qu'elle réunit sur un même site l'hélicoptère du Samu, de l'aviation privée, une célèbre patrouille d'aviation acrobatique, des professionnels de l'automobile, une école de drones et une école de gendarmerie. 

La plus grande école de gendarmerie de France

Sur un site parfaitement adapté à ses besoins, l’école de la gendarmerie nationale créée en 2016, deux mois seulement après la dissolution de la base aérienne, fonctionne aujourd’hui à plein régime. Dimensionnée pour accueillir cinq compagnies de 120 élèves, elle va voir sa capacité portée à neuf compagnies à l’horizon 2020 grâce aux travaux de rénovation des bâtiments du quartier Geille. Ce qui en fera la plus importante école de formation de sous-officiers de la gendarmerie nationale avec 1300 élèves ou stagiaires et 300 cadres. Sa création avait été voulue par le gouvernement en 2015 dans le cadre du renforcement des effectifs de la gendarmerie nationale suite aux attentats de Paris de novembre 2015. L’existence des infrastructures de l’armée de l’air avait permis de limiter l’investissement initial à 12 millions d’euros. « Le choix de Dijon, pour implanter l’école et développer aujourd’hui de nouvelles formations, s’explique par l’excellente desserte dont bénéficie la ville, par la dimension du site et les infrastructures de l’ancienne base, mais également par la qualité des relations que nous avons nouées avec les acteurs locaux », souligne le commandant de l’école.

Le quartier Geille de l’ancienne base aérienne accueille également deux entités de la région de gendarmerie Bourgogne-Franche-Comté. D’une part, le groupe d’investigation cynophile (GIC), créé le 1er août 2017 et inauguré le 22 décembre 2018, qui regroupe les équipes jusqu’alors basées à Autun, à Dijon, à Beaune, à Chalon-sur-Saône et à Montbard. D’autre part, le centre régional d’instruction de Dijon (CRID), chargé de la formation continue des gendarmes de toute la région, inauguré en février 2017. Par ailleurs, l’aéroport accueille les deux hélicoptères de la section aérienne de la gendarmerie (SAG) de Dijon.

Contact : École de gendarmerie de Dijon − 917, rue de l’Aviation à Longvic − 03 45 42 30 60

2 nouveaux centres de formation

D’ici à 2020, l’État investit 25 millions d’€ supplémentaires sur le site pour créer deux nouveaux centres de formation de la gendarmerie nationale, avec rénovation ou construction de bâtiments.

Objectif : augmenter la capacité de l’école mais également implanter le centre national de formation à la sécurité publique (CNFSP) ainsi que le centre national de formation au commandement (CNFC).

Le CNFSP accueille, depuis octobre 2017, tous les gendarmes des brigades départementales dans le cadre de leur formation continue obligatoire, chaque gendarme devant participer à un stage d’une semaine tous les cinq ans. Cette année, 30 stages sont organisés, pour 60 militaires chacun.

Quant au centre de formation du commandement, il accueillera, dès le 1er janvier prochain, les stages de formation continue des sous-officiers gradés de la gendarmerie de toute la France. Soit, à raison d’une dizaine de stages, plus de 2000 militaires par an. Ces deux centres ont vocation à fusionner pour constituer le pôle principal national de formation continue de tous les militaires de la gendarmerie départementale.

Les gendarmes ont remplacé les aviateurs

L'immense site abrite sur 170 hectares l'une des cinq écoles de sous-officiers de la gendarmerie nationale. Officiellement créée le 1er septembre 2016, l'école a accueilli ses premiers élèves mi-octobre de la même année. L'école forme chaque année environ 720 élèves-gendarmes, encadrés par 190 civils et militaires.

Elèves gendarmes, promotion 2016
Agent de piste guidant un avion sur la piste de l'aéroport Dijon-Bourgogne.

L'aéroport civil progresse

L'aéroport civil, sous la houlette d’un syndicat mixte qui en a confié l’exploitation au groupe Edeis (depuis janvier 2017), voit son activité progresser de manière continue.

L'aéroport Dijon-Bourgogne constitue une porte d'entrée indispensable en Bourgogne pour les vols privés et les vols d'affaires. Au total, il enregistre près de 6 000 mouvements par an (décollages et atterrissages).

Des hommes d'affaires en visite pour le business ou les loisirs, des vedettes en tournée ou encore des équipes sportives en déplacement transitent par l'aéroport Dijon-Bourgogne. L'aéroport accueille aussi les vols sanitaires : hélicoptères du Samu et de la gendarmerie, vols « Transplant » (transport d'organes) pour les hôpitaux de la région.

L'aéroport de Dijon est en capacité d'accueillir des vols 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, et ce toute l'année. Un équipement indispensable pour garantir l'accessibilité de Dijon, en complément du TGV et du réseau autoroutier. 

Des entreprises dans les anciens hangars de l'armée

Plusieurs entreprises se sont implantées sur le site de l'ancienne BA 102. Elles ont pris leurs quartiers dans les anciens hangars de l'armée de l'air. Le site s'avère particulièrement attractif et adapté pour les entreprises des secteurs de l'aéronautique et de l'automobile.

Entreprises déjà présentes sur le site :

  • Apache Aviation : il s'agit en fait de la patrouille Breitling, considérée comme la meilleure patrouille acrobatique civile au monde. L'entreprise a installé son siège social à la BA 102 et y base ses huit avions L39, sponsorisés par l'horloger suisse Breitling.
  • Airborne Concept : un autre hangar est en partie utilisé depuis février 2015 par la société Airborne Concept. L'ancienne base aérienne de Longvic est, après Toulouse, le deuxième site en France pour cette école de pilotage de drones. Plusieurs dizaines d'apprentis « dronistes » viennent s'y former chaque année. Cours théoriques, pratique sur un simulateur puis vols grandeur nature : au terme de la semaine de formation, les stagiaires sont à même d'obtenir l'attestation nécessaire.
  • France Auto Racing : dans un autre hangar, ce sont des voitures de course qui ont remplacé les avions de chasse. La société Dijon Auto Racing se spécialise dans la préparation et reprogrammation des voitures de course.
  • Autos Classics Dijon : spécialisé dans l'achat et le dépôt-vente de véhicules anciens.
  • Modèles de collection : l’aéroport n’accueille pas que des avions. Chez Éric Perchet, fondateur de la société Autos Classic Dijon, des voitures d’exception sont alignées. Ce passionné les retape, les entretient, les propose à la vente… autos-classic-dijon.fr
  • BFC Parachutisme propose de vivre une expérience inoubliable : un saut en parachute (en tandem) à 4000 voire 6000 mètres d’altitude. Décollage de l’aéroport Dijon-Bourgogne à bord d’un avion Stol…
    bfcparachutisme.com
  • Aéroservice 21, fondée par Anthony Garnier et Frédéric Seguin, pratique le décapage écologique de tous types de supports (bois, métal, pierre, verre…). Page Facebook « Aeroservice 21 »
  • Méca Forme : Marc Torrès, un ancien de Parvex, a fondé la société Méca Forme. Sa passion pour le travail du métal en feuilles, il la met en particulier au service de la restauration de voitures ou de motos anciennes.
  • Hélicoptères d’urgences : c’est le groupe britannique Babcock qui exploite la flotte d’hélicoptères du Samu en Bourgogne, soit trois appareils EC135 basés à l’aéroport de Dijon
  • Six artistes associés au sein d’un même et immense atelier – Lionel Daval, Sandrine Girardot, Thibault Louvrier, Dorota Makula, Ricardo Rodriguez, Ambre Weill. L’Atelier des 6 mètres est un lieu « de travail, de création, d’exposition et d’émulation collective ». Page Facebook « L’atelier des 6 mètres »
  • Cuisine malgache : manger exotique dans un aéroport, cela tomberait presque sous le sens. Hanta Ramanantsoa a ouvert, depuis le 1er septembre 2017, une escale proposant des plats maison de l’océan Indien. Page Facebook « Le Rougail Aéroport »

Comprendre la BA 102 en un coup d’œil

Le site de l'ancienne BA 102 s'étend sur 500 hectares, à cheval sur les communes de Longvic, Neuilly-lès-Dijon et Ouges. Découvrez sur ce plan comment se répartissent les activités du site :

  • En orange : l'activité aérienne civile (société Edeis et syndicat mixte)
  • En rouge : les activités économiques
  • En bleu : l'école de gendarmerie s'est installée sur 170 hectares (en bleu).
  • En vert : L'armée de l'air a conservé quelques bâtiments, abritant ses archives nationales et quelques équipements.
Le site de l'ancienne base aérienne 102 reconverti.

La nouvelle ascension de l’aéroport civil

L’aéroport Dijon-Bourgogne est aujourd’hui identifié sur les cartes de vol comme une plateforme de référence pour l’accueil des vols privés, des vols d’affaires et des vols sanitaires.

Entre avril 2017 et avril 2018, l’activité d’aviation d’affaires a augmenté de 55 % à l’aéroport, qui reçoit chaque jour, en moyenne, trois jets arrivant du monde entier. Dijon-Bourgogne est désormais identifié comme une plateforme accueillante pour les adeptes des vols d’affaires – investisseurs, chefs d’entreprise, touristes fortunés… – et leurs pilotes. Des clients haut-de-gamme qui profitent de l’hôtellerie, des restaurants et des
boutiques de la métropole. L’aéroport est ainsi devenu une porte d’entrée indispensable pour la capitale régionale, ville de congrès, Cité internationale de la gastronomie et du vin. Y compris pour les personnalités officielles en visite – le Premier ministre lors de sa venue au congrès de France urbaine le 5 avril par exemple – et pour les équipes de football venant affronter le DFCO, qui lui-même se déplace généralement en avion au départ de « son » aéroport.

« Dijon est devenue aujourd’hui notre première plateforme en France pour l’accueil des vols privés », se réjouit Simon Dreschel, directeur des exploitations aéronautiques du groupe Edeis. L’activité de l’aéroport, ce sont aussi les vols sanitaires, pour le compte des hôpitaux de toute la Bourgogne-Franche-Comté : transport d’organes et d’équipes médicales, évacuations ou rapatriements, pour lesquels la plateforme, qui est par ailleurs la base des hélicoptères du Samu de la région, est susceptible d’ouvrir, dans des délais très courts, sept jours sur sept, 24 heures sur 24.

Contact : Aéroport Dijon-Bourgogne
717, rue de l’Aviation à Ouges
03 80 67 67 67
dijon.aeroport.fr

Liaison Nord (LINO)

Après 40 ans d’attente, la LINO est enfin devenue réalité et a été ouverte au trafic le 10 février 2014.

Tramway

Le tramway de Dijon est composé de deux lignes : l'une reliant la gare SNCF à Quetigny, et l'autre, Chenôve à Valmy. Ce projet de 400 millions d'euros a été défini et financé par la Communauté d'agglomération du Grand Dijon, l'Etat, le Conseil régional de Bourgogne et le Conseil général de Côte d'Or. Aujourd'hui, l'exploitation est entièrement déléguée à Keolis Dijon Mobilités. La première ligne a été mise en service le 1er septembre 2012 et la seconde, le 8 décembre 2012.